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La maison France 5 : rendez-vous à la capitale !

Une vie, diffusion du lundi 23 décembre 2019 à 00h10

En laissant hors champ les multiples drames du roman de Maupassant, le réalisateur de La Loi du marché signe une adaptation atone, qui enchaîne les scènes de faible intensité.

Une vie, diffusion du mercredi 18 avril 2018 à 01h40

En laissant hors champ les multiples drames du roman de Maupassant, le réalisateur de La Loi du marché signe une adaptation atone, qui enchaîne les scènes de faible intensité. Critique : « La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit » : des générations de lecteurs ont découvert dès le lycée le livre de Maupassant, sa dernière réplique et la série de malheurs qui frappent l'héroïne, aristocrate provinciale du XIXe siècle. Stéphane Brizé, réali­sateur de La Loi du marché, l'adapte ­selon un parti pris net : à grands coups d'ellipses, il occulte les événements saillants de l'histoire, qui va de l'adolescence à la vieillesse. Il ne garde que des moments de moindre intensité, avant ou après les drames. Cette approche lacunaire avait particulièrement réussi, dans un tout autre genre, à la cinéaste Katell Quillévéré pour son mélo contemporain Suzanne (2013). Mais il s'agissait d'un scénario original, construit autour de ses évitements. Ici, la soustraction prive le récit de son relief, voire de son sens. Le choix du presque rien conduit à une succession de scènes moyennes, dans une étrange atonie, entre salon et ­jardin, hiver et été. Jeanne (Judith Chemla) apparaît comme éteinte avant même les trahisons, les deuils et les dettes. La plupart du temps montrée de profil, sans que l'on comprenne pourquoi. Stéphane Brizé compte, manifestement, sur l'expressivité des lumières, sur les sons et les intonations pour apporter un peu de frémissement. Ne sourd, hélas, qu'une toute petite musique, beaucoup trop répétitive. Quand l'infidélité du mari de Jeanne déclenche un bain de sang, le réalisateur se résout quand même, enfin, à des images tragiques, mais fixes, comme des tableaux. Et furtives, presque subliminales. Malgré leur apprêt, elles apportent, pendant un court instant, ce souffle romanesque qui manque tant au film. — Louis Guichard

Une vie, diffusion du jeudi 21 décembre 2017 à 08h34

Une vie, diffusion du lundi 18 décembre 2017 à 04h20