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Sonderkommando Auschwitz-Birkenau, diffusion du mercredi 23 mai 2018 à 22h40

Lorsque l'armée rouge pénètre dans le complexe concentrationnaire d'Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945, les quatre fours crématoires ont été dynamités par les nazis. Les fours fonctionnaient grâce aux Sonderkommandos, des équipes spéciales de déportés sélectionnés par les SS. Témoins ultimes de l'extermination de leur peuple par les nazis, ils mouraient infailliblement au bout de quatre mois. Mais quelques-uns parvinrent à survivre aux massacres et quatre d'entre eux, Szlama Dragon, Henryk Tauber, Alter Feinsilber et Miklos Nyisli, purent témoigner devant les tribunaux de l'après-guerre. Dans les semaines, les mois, parfois les années qui suivirent la fin de la guerre, plusieurs manuscrits en yiddish furent retrouvés, enfouis sous les cendres autour des fours crématoires : ils avaient été écrits par Zalmen Gradowski, Leib Langfus et Zalmen Lewental. Critique : Documentaire d'Emil Weiss (France, 2007). 50 mn. Inédit. Quand l'Armée rouge est entrée, le 27 janvier 1945, dans le complexe concentrationnaire d'AuschwitzBirkenau, elle est tombée sur des fours crématoires dynamités, des salles de déshabillage explosées et des chambres à gaz détruites : les nazis avaient tenté d'effacer le maximum de traces de leurs crimes. Comme le rôle des « sonderkommandos ». Ces « équipes spéciales » étaient contraintes par les SS de faire fonctionner les installations de cette industrie de la mort, de « l'accueil » des déportés jusqu'à l'incinération des cadavres dans les fours crématoires. Nuit et jour, les équipes se relayaient pour faire disparaître jusqu'à 8 000 corps par jour. Témoins oculaires de l'horreur absolue et acteurs involontaires, ces « équipes spéciales » étaient exécutées tous les quatre mois. Seuls quelques-uns ont survécu : Szlama Dragon, Alter Feinsilber et Henryk Tauber ont pu témoigner auprès du tribunal de Cracovie en mai 1945. On a retrouvé, après 1945, dans de fragiles cachettes ou enfouis dans la cendre, les manuscrits de Zalmen Gradowski, Leib Langfus et Zalmen Lewental, écrits en yiddish, révélant, avec une incroyable précision, toutes les étapes du processus d'extermination. Comment mettre en scène ces récits, symboles de la barbarie ? Quelles images confronter à cette absence de corps ? Dans ce formidable documentaire, Emil Weiss, à qui l'on doit le très fort Falkenau, vision de l'impossible, sur la libération d'un camp en Tchécoslovaquie en 1945, signe un film dont tout être humain est absent. Seule la parole de ceux qui ont vu envahit l'espace et habite ces paysages mornes, presque atones. Soudain, arbres, herbe rase, ruines et baraquements résonnent des mêmes hurlements. Emmanuelle Skyvington Ce film est sélectionné au Fipa 2008.
