Diffusions passées:
Sage femme, diffusion du jeudi 16 août 2018 à 16h30

Béatrice a vécu dans l'insouciance. Claire, sage-femme, se soucie de la vie… Leurs relations drôles ou difficiles parlent d'amour maternel et d’un rendez-vous précieux avec la vie. Un film d’une sensibilité rare, porté par deux grandes actrices. Critique : | Genre : Catherine et compagnie. Pour présenter le duo de stars, le générique en appelle d’emblée à la simplicité : écrits en grand, les prénoms mettent en retrait les noms. Voici, donc Catherine et Catherine dans un film de Martin, le réalisateur fêté de Séraphine et un peu négligé de Violette… Sage Femme est guidé, de bout en bout, par le désir d’être simplement dans la vie. Qui surgit dès la première scène : un accouchement. Catherine (Frot) est Claire, sage-femme à Mantes-la-Jolie. Sage, la femme que joue Catherine (Deneuve) ne l’a jamais été : Béatrice est une flambeuse qui a misé sur tous les plaisirs… Cinéaste doublé d’un écrivain, Martin (Provost) a imaginé deux personnages, chargés de souvenirs, de regrets, de toute une histoire tortueuse comme l’existence. Parce que l’aventurière Béatrice se trouve condamnée par la maladie et vient demander de l’aide à Claire, on sent qu’entre elles l’heure est venue de régler les comptes du passé. Mais la vie les bouscule, s’engouffre de toutes parts. La naissance d’un petit-fils est annoncée, un chauffeur de poids lourd fait renaître l’amour dans les yeux de Claire… Ce film ouvert nous parle avec une délicatesse rare du temps qui passe, de la fugacité des choses. Et du bonheur qu’on attrape au vol.
Sage femme, diffusion du mardi 08 mai 2018 à 23h30
Sage femme, diffusion du lundi 30 avril 2018 à 13h30
Sage femme, diffusion du vendredi 20 avril 2018 à 08h35

Béatrice a vécu dans l'insouciance. Claire, sage-femme, se soucie de la vie… Leurs relations drôles ou difficiles parlent d'amour maternel et d’un rendez-vous précieux avec la vie. Un film d’une sensibilité rare, porté par deux grandes actrices. Critique : Belle surprise : la simplicité... Dès le générique, on la savoure : écrits en grand, les prénoms mettent en retrait les noms. Voici Catherine et Catherine dans un film de Martin. Un film guidé, de bout en bout, par le désir d'être tout simplement dans la vie. Il s'ouvre sur une scène d'accouchement : Catherine (Frot) pose sur le ventre de la mère le bébé qui vient de naître et met du même coup au monde son personnage : Claire, sage-femme à Mantes-la-Jolie. Sage, la femme que joue Catherine (Deneuve) ne l'a jamais été : Béatrice est une flambeuse qui a misé sur tous les plaisirs. L'une a vécu dans l'insouciance, l'autre dans le sérieux. Entre elles, Martin Provost, cinéaste doublé d'un écrivain, noue des relations mouvementées, mais aussi un lien secret, vital... Dans l'histoire de la tranquille Claire, Béatrice bouleverse tout depuis toujours. Elle a aimé son père, puis s'est volatilisée, elle formait avec eux une famille et elle l'a trahie. La voilà qui resurgit du passé, pour annoncer qu'elle va mourir d'une tumeur au cerveau et qu'elle aimerait, avant, revenir au temps des jours heureux. La sage-femme et l'aventurière semblent parties pour être les héroïnes d'une fable sur l'existence. Mais le film est bien plus surprenant, car la vie s'y engouffre de toutes parts. Claire entend son fils, Simon (Quentin Dolmaire), lui annoncer qu'il va devenir père. Elle voit l'amour naître dans les yeux de Paul (Olivier Gourmet), chauffeur de poids lourd qui cultive son jardin à côté du sien, sur les bords de la Seine. Comment Claire pourrait-elle revenir à son passé ? Elle n'en a ni l'envie ni le temps. Elle renvoie, donc, Béatrice aux oubliettes. Et puis soudain, en haut d'une falaise, Claire se voit brusquement au bord du vide. Exactement comme Béatrice que sa maladie pousse vers un précipice. Alors, elle lui tend la main. Les deux femmes se retrouvent, peut-être pour que l'une pardonne et que l'autre se rachète. Pour que Claire retrouve enfin la mère de substitution dont elle avait besoin. Pour que Béatrice ait la fille qui, au bout du compte, lui manquait. Entre elles, il s'agit de materner ou d'être maternée et d'échanger ces rôles. Pas de démêler les fils de leur vieille histoire, mais vivre à nouveau. Un mot d'ordre libérateur pour le réalisateur de Séraphine et Violette. Le talent de Martin Provost est de créer la magie de l'instant. Chez Claire, Paul se lève en pleine nuit et tombe sur Béatrice, qu'il ne connaît pas et qui lui lance, sans préambule, « Vous avez des cigarettes ? ». De cette rencontre qui pourrait être bancale, la grâce surgit. Comme elle surgit du jardin qui voisine avec la Seine et l'autoroute : endroit imparfait à la beauté fragile. La légèreté ouvre le film à la comédie, mais révèle aussi le sentiment de la fugacité des choses. Martin Provost raconte bien plus qu'une réconciliation dans la tendresse. A travers Claire et Béatrice, il dit l'importance d'être au rendez-vous de notre propre bonheur : savoir ce qui nous soutient, qui on aime et qui nous aime, et en être reconnaissant. Cette leçon de vie fait vibrer une émotion profonde. La musique de Grégoire Hetzel se pose en belle harmonie sur une mise en scène qui trouve sa force dans la modestie. La délicatesse qui porte tout le film n'est jamais soulignée. Mais elle entoure d'affection les personnages et leurs interprètes, particulièrement, bien sûr, les deux Catherine. Elles sont tout à la fois romanesques et vraies, plus natures et plus brillantes que jamais. — Frédéric Strauss
Sage femme, diffusion du mardi 10 avril 2018 à 16h10
Sage femme, diffusion du mardi 03 avril 2018 à 22h50
Sage femme, diffusion du samedi 31 mars 2018 à 09h30
