Diffusions passées:

La maison France 5 : rendez-vous à la capitale !

P’tit Quinquin, …Allah Akbar !, diffusion du lundi 17 septembre 2018 à 02h45

Saison : 1 - Episode : 4 - Le jeune Mohamed, humilié par la soeur d'Eve, perd peu à peu le sens des réalités et devient agressif. P'tit Quinquin, Eve et sa bande n'en mènent pas large. De leur côté, le commandant Van der Weyden et le lieutenant Carpentier doivent faire face à de nouveaux meurtres abominables. Les enquêteurs ne savent plus quoi faire face à cette recrudescence de violence. Ils s'imaginent même qu'ils affrontent le diable en personne... Critique : Les cadavres s'accumulent autour de la ferme Lebleu. « C'est l'diable in perchonne ! », s'alarme le commandant Van der Weyden... Bruno Dumont l'avait promis : il se montrerait aussi « radical » dans le comique qu'il le fut dans le tragique. Promesse tenue, et plus encore, avec ces deux derniers épisodes qui enchaînent les scènes absurdes dans les paysages du Boulonnais chers à l'auteur de L'Humanité. Les grimaces surréalistes du commandant, couplées aux répliques décalées de son adjoint, contribuent au burlesque dévastateur de la série. Mais l'euphorie tient aussi à sa parodie du polar. Voitures de gendarmerie qui démarrent pied au plancher mais tournent en rond, duo d'enquêteurs façon « good cop, bad cop » aussi incompétents l'un que l'autre, séquences de médecine légale qui ridiculisent Les Experts... Dumont ose tout. Jusqu'à laisser la résolution de cette drôle d'affaire criminelle en suspens dans une ultime scène aussi belle que gonflée. — Samuel Douhaire

La maison France 5 : rendez-vous à la capitale !

P’tit Quinquin, L’diable in perchonne, diffusion du lundi 17 septembre 2018 à 01h50

Saison : 1 - Episode : 3 - Monsieur Lebleu, le mari de la première victime retrouvée en plusieurs morceaux dans le ventre d'une vache morte, est lui aussi retrouvé sans vie. Son corps gît dans sa fosse à purin, dans laquelle il s'est probablement noyé, vraisemblablement aidé par le mystérieux meurtrier. Ce dernier rôde toujours, au grand dam des gendarmes. Peu après, le vétérinaire légiste apprend à Van der Weyden que les vaches décédées étaient atteintes de l'ESB, plus connue sous le nom de maladie de la vache folle. Des journalistes, attirés par la série de faits divers, s'en mêlent et arrivent au village. De son côté, le rusé P'tit Quinquin découvre une part du mystère... Critique : Les cadavres s'accumulent autour de la ferme Lebleu. « C'est l'diable in perchonne ! », s'alarme le commandant Van der Weyden... Bruno Dumont l'avait promis : il se montrerait aussi « radical » dans le comique qu'il le fut dans le tragique. Promesse tenue, et plus encore, avec ces deux derniers épisodes qui enchaînent les scènes absurdes dans les paysages du Boulonnais chers à l'auteur de L'Humanité. Les grimaces surréalistes du commandant, couplées aux répliques décalées de son adjoint, contribuent au burlesque dévastateur de la série. Mais l'euphorie tient aussi à sa parodie du polar. Voitures de gendarmerie qui démarrent pied au plancher mais tournent en rond, duo d'enquêteurs façon « good cop, bad cop » aussi incompétents l'un que l'autre, séquences de médecine légale qui ridiculisent Les Experts... Dumont ose tout. Jusqu'à laisser la résolution de cette drôle d'affaire criminelle en suspens dans une ultime scène aussi belle que gonflée. — Samuel Douhaire

La maison France 5 : rendez-vous à la capitale !

P’tit Quinquin, Au coeur du mal, diffusion du dimanche 16 septembre 2018 à 03h30

Saison : 1 - Episode : 2 - Enfant de choeur lors des funérailles de madame Lebleu, Quinquin observe l'assistance avec autant d'intensité que les deux enquêteurs. Il se demande si l'assassin se cache quelque part dans la foule. Aurélie, la grande soeur d'Eve, interprète pour l'occasion le tube anglo-saxon qu'elle répète depuis plusieurs jours, espérant secrètement passer à la télévision. Plus tard dans la journée, Quinquin repère deux garçons inconnus, en pleine conversation avec des filles du village. Alors qu'il les pourchasse avec Jordan et Kevin, il tombe à nouveau sur les gendarmes, qui recueillent le témoignage d'une femme dont le mari a disparu... Critique : Un corps de femme sans tête est retrouvé en morceaux dans une vache, elle-même découverte dans un blockhaus de la Côte d'Opale... C'est le point de départ d'une série policière pas comme les autres, où Bruno Dumont, novice farceur en la matière, va dynamiter les clichés du genre. Il faut une bonne demi-heure pour s'acclimater à l'univers vraiment bizarre de P'tit Quinquin, où les dialogues sont rares, et l'humour, radical dans son étrangeté. Mais ensuite, quelle récompense ! Le réalisateur, réputé austère, révèle un talent comique insoupçonné dans une succession de scènes constamment surprenantes, bourrées de trouvailles burlesques -- les plus enthousiasmantes étant le visage élastique et la démarche claudicante de Bernard Pruvost, génial dans le rôle d'un Columbo chti toujours en retard d'une déduction. Le cinéaste de L'humanité réussit sa première incursion dans la comédie sans renoncer à son univers esthétique (plans composés comme des tableaux, rythme contemplatif), ni à ses thèmes fétiches (la présence du mal, le poids de l'Histoire, la pulsion de mort). On retrouve aussi l'intensité de son regard sur sa chère ­région du Nord. Un regard sans pitié, mais pas sans amour : ­Quinquin, l'ado teigneux, petite crapule au bec-de-lièvre, accède à la grâce quand il déclare sa flamme à sa petite voisine au visage d'ange. Dans son essai Le Rire, Bergson définissait le comique comme « quelque chose de mécanique dans quelque chose de ­vivant ». La vie bat, aussi drôle que tragique, dans l'irrésistible mécanique burlesque de Bruno Dumont. -- Samuel Douhaire

La maison France 5 : rendez-vous à la capitale !

P’tit Quinquin, L’bêt’humaine, diffusion du dimanche 16 septembre 2018 à 02h40

Saison : 1 - Episode : 1 - Avec sa gueule cabossée, son VTT et ses fidèles lieutenants, Jordan et Kevin, Quinquin fait les 400 coups dans son village. Toujours prêt à se lancer dans une bagarre, il ne baisse la garde que face à Eve, dont il est éperdument amoureux. Un matin, en plein été, l'arrivée d'un hélicoptère met la petite bande en émoi. Une vache morte a été retrouvée à l'intérieur de l'un des bunkers qui jalonnent la région. Le commandant de gendarmerie Van der Weyden, flanqué de son adjoint Carpentier, a demandé l'évacuation de l'animal. Mais le corps démembré et sans tête d'une femme est extrait du ventre de la bête. Qui est le coupable ?... Critique : Un corps de femme sans tête est retrouvé en morceaux dans une vache, elle-même découverte dans un blockhaus de la Côte d'Opale... C'est le point de départ d'une série policière pas comme les autres, où Bruno Dumont, novice farceur en la matière, va dynamiter les clichés du genre. Il faut une bonne demi-heure pour s'acclimater à l'univers vraiment bizarre de P'tit Quinquin, où les dialogues sont rares, et l'humour, radical dans son étrangeté. Mais ensuite, quelle récompense ! Le réalisateur, réputé austère, révèle un talent comique insoupçonné dans une succession de scènes constamment surprenantes, bourrées de trouvailles burlesques -- les plus enthousiasmantes étant le visage élastique et la démarche claudicante de Bernard Pruvost, génial dans le rôle d'un Columbo chti toujours en retard d'une déduction. Le cinéaste de L'humanité réussit sa première incursion dans la comédie sans renoncer à son univers esthétique (plans composés comme des tableaux, rythme contemplatif), ni à ses thèmes fétiches (la présence du mal, le poids de l'Histoire, la pulsion de mort). On retrouve aussi l'intensité de son regard sur sa chère ­région du Nord. Un regard sans pitié, mais pas sans amour : ­Quinquin, l'ado teigneux, petite crapule au bec-de-lièvre, accède à la grâce quand il déclare sa flamme à sa petite voisine au visage d'ange. Dans son essai Le Rire, Bergson définissait le comique comme « quelque chose de mécanique dans quelque chose de ­vivant ». La vie bat, aussi drôle que tragique, dans l'irrésistible mécanique burlesque de Bruno Dumont. -- Samuel Douhaire