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Mia madre, diffusion du jeudi 06 décembre 2018 à 13h35

Evocation douce ou cruelle de l'héritage maternel, cette autobiographie déguisée réussit à fondre la mélancolie profonde et l'harmonie la plus simple. Critique : Mettre en scène, pour Moretti, a longtemps été se mettre en scène : il fut un pionnier de l’autofiction cinématographique dès le milieu des années 1970. Avec Mia madre, il revient aux sources tout en effectuant un pas de côté. Ce n’est plus lui-même qui joue l’obsessionnel irascible, mais un alter ego féminin, une réalisatrice en proie au stress et au doute, en plein tournage d’un film politique. Surtout, sa mère est à l’hôpital et ses jours sont comptés… Mia madre passe facilement du rire aux larmes, en s’attachant au désarroi de cette femme forte mais submergée. Le film est un continuel mouvement de va-et-vient entre divers lieux (l’hôpital, le plateau de cinéma, l’appartement de la mère…), entre divers états, de la solitude au soutien. Dans les échanges, proches ou à distance, pleins ou lacunaires, entre la fille (Margherita Buy, à fleur de peau) et sa mère (Giulia Lazzarini, grande dame du théâtre italien), Nanni Moretti parvient à témoigner de choses très personnelles, avec le souci constant de les rendre universelles. Il réussit ce tour de force de fondre l’émotion la plus vive avec une simplicité des plus harmonieuses. — Jacques Morice
Mia madre, diffusion du mardi 20 novembre 2018 à 13h35

Evocation douce ou cruelle de l'héritage maternel, cette autobiographie déguisée réussit à fondre la mélancolie profonde et l'harmonie la plus simple. Critique : | Genre : Tout sur ma mère. Mettre en scène, pour Moretti, a longtemps été se mettre en scène : il fut un pionnier de l’autofiction cinématographique dès le milieu des années 1970. Avec Mia madre, il revient aux sources tout en effectuant un pas de côté. Ce n’est plus lui-même qui joue l’obsessionnel irascible, mais un alter ego féminin, une réalisatrice en proie au stress et au doute, en plein tournage d’un film politique. Sutout, sa mère est à l’hôpital et ses jours sont comptés… Mia madre passe facilement du rire aux larmes, en s’attachant au désarroi de cette femme forte mais submergée. Le film est un continuel mouvement de va-et-vient entre divers lieux (l’hôpital, le plateau de cinéma, l’appartement de la mère…), entre divers états, de la solitude au soutien. Dans les échanges, proches ou à distance, pleins ou lacunaires, entre la fille (Margherita Buy, à fleur de peau) et sa mère (Giulia Lazzarini, grande dame du théâtre italien), Nanni Moretti parvient à témoigner de choses très personnelles, avec le souci constant de les rendre universelles. Il réussit ce tour de force de fondre l’émotion la plus vive avec une simplicité des plus harmonieuses.
Mia madre, diffusion du mardi 02 mai 2017 à 08h25

Margherita est en train de réaliser un film social quand elle apprend l'aggravation de la maladie de sa mère. Barry Huggins, un acteur hollywoodien mythomane et star de son long métrage, arrive et rend son travail compliqué. De son côté, Giovanni, son frère, s'occupe parfaitement de leur mère. Il a conscience que c'est bientôt la fin tandis que Margherita préfère faire l'autruche et espère toujours. Sur le plateau, rien ne se passe comme elle le voudrait. Barry ne sait pas son texte et son ancien amant lui en veut pour son attitude passée. Plus le tournage avance, plus Margherita doit se préparer à l'inéluctable... -- Critique : Jamais sans doute la comédie et la tragédie ne s'étaient si bien accordées chez Nanni Moretti. Evocation douce ou cruelle de l'héritage maternel, cette autobiographie déguisée réussit à fondre la mélancolie profonde et l'harmonie la plus simple.
