Diffusions passées:
Mammuth, diffusion du jeudi 21 juin 2018 à 01h40

A la recherche des points de retraite… Road-movie grinçant et attachant dans une France à l'ouest. En motard coiffé à la Belle des champs, Depardieu est sublime. Critique : | Genre : Depardieu forever. A la recherche des points de retraite manquants, sur une vieille moto : Mammuth est un road-movie fantasque et grinçant dans une France à l’ouest. Celle des gens qui n’ont pas travaillé depuis des siècles ou qui ne travailleront jamais. Celle des hôtels premier prix, où l’on pleure en dînant seul. Celle des plages désertes, où des zozos cherchent des pièces dans le sable. L’humour noir, fêlé, de Delépine et Kervern s’épanouit à coups de plans graphiques telles les planches d’une BD. A leur manière hyperréaliste, les deux cinéastes « grolandais » célèbrent le retour du refoulé : l’humain fait tache dans un monde nettoyé par le vide, quadrillé par les procédures, obsédé par la rentabilité. Que faire quand on ne sert plus, quand on ne cadre pas ? Que faire du temps qu’il reste ? La grande réussite, c’est de redonner à Depardieu, souvent égaré ces dernières années, un monde de cinéma qui lui convient absolument et auquel il fait, en retour, don absolu de lui-même. En mammouth vulnérable, en prolo blessé, en apprenti retraité coiffé à la Belle des champs, il est sublime.
Mammuth, diffusion du mercredi 13 juin 2018 à 13h35
Mammuth, diffusion du vendredi 01 juin 2018 à 13h35
Mammuth, diffusion du mercredi 30 mai 2018 à 20h55

A la recherche des points de retraite… Road-movie grinçant et attachant dans une France à l'ouest. En motard coiffé à la Belle des champs, Depardieu est sublime. Critique : | Genre : Depardieu forever. A la recherche des points de retraite manquants, sur une vieille moto : Mammuth est un road-movie fantasque et grinçant dans une France à l'ouest. Celle des gens qui n'ont pas travaillé depuis des siècles ou qui ne travailleront jamais. Celle des hôtels premier prix, où l'on pleure en dînant seul. Celle des plages désertes, où des zozos cherchent des pièces dans le sable. L'humour noir, fêlé, de Delépine et Kervern s'épanouit à coups de plans graphiques comme les planches d'une BD. A leur manière hyperréaliste, les deux cinéastes « grolandais » célèbrent le retour du refoulé : l'humain fait tache dans un monde nettoyé par le vide, quadrillé par les procédures, obsédé par la rentabilité. Que faire quand on ne sert plus, quand on ne cadre pas ? Que faire du temps qu'il reste ? La grande réussite, c'est de redonner à Depardieu, souvent égaré ces dernières années, un monde de cinéma qui lui convient absolument et auquel il fait, en retour, don absolu de lui-même. En mammouth vulnérable, en prolo blessé, en apprenti retraité coiffé à la Belle des champs, il est sublime. — Louis Guichard
