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L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, diffusion du mardi 01 mai 2018 à 13h35

Un dresseur tente d'apprivoiser une jeune fille et son cheval. Redford renoue avec le cinéma de jadis, où les sentiments fragiles avaient le temps et de grands espaces pour vibrer. Critique : Un cheval blessé. Une adolescente. Un guérisseur sage. L’étonnant, c’est que Robert Redford ait métamorphosé ce roman-photo vaguement new age en drame au lyrisme tranquille, à la manière d’un John Ford, par exemple, avec son sens de l’espace et la beauté des sentiments. De toute évidence, le personnage principal, c’est Annie, la mère, qui va chercher ce mec bizarre qui a la réputation de « murmurer à l’oreille des chevaux » pour mieux les guérir. Parce que Annie est interprétée par Kristin Scott Thomas et le guérisseur par Robert Redford, on devine bien que ces deux-là seront attirés l’un par l’autre. Mais la naissance du sentiment amoureux entre cette New-Yorkaise snob et ce solitaire un peu triste est filmée avec sensibilité et drôlerie. C’est cette fragilité qui séduit. Cette capacité à saisir au vol, entre deux moments contemplatifs, des instants apparemment insignifiants mais pourtant intenses.
L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, diffusion du mercredi 25 avril 2018 à 13h35

Un dresseur tente d'apprivoiser une jeune fille et son cheval. Redford renoue avec le cinéma de jadis, où les sentiments fragiles avaient le temps et de grands espaces pour vibrer. Critique : Film de Robert Redford (The Horse Whisperer, USA, 1998). Scénario : Eric Roth et Richard La Gravenese, d'après Nicholas Evans. Image : Robert Richardson. Musique : Thomas Newman. 185 mn. VF. Avec Robert Redford : Tom Booker. Kristin Scott Thomas : Annie. Sam Neill : Robert. Genre : grands espaces. L'histoire imaginée par Nicholas Evans était clairement censée faire pleurer Margot. Un cheval blessé. Une adolescente. Un guérisseur sage, simple et bon. L'étonnant, c'est que Robert Redford soit parvenu à la métamorphoser en drame au lyrisme tranquille. Son film retrouve ainsi les caractéristiques du cinéma américain de jadis. Celui de John Ford, par exemple, avec son sens de l'espace et la beauté des sentiments. De toute évidence, le personnage principal, c'est Annie, la mère. Parce qu'elle évolue tout au long du film. Et parce qu'elle décide d'aller chercher, au fin fond du Montana, ce mec bizarre qui a la réputation de « murmurer à l'oreille des chevaux » pour mieux les guérir. Parce qu'Annie est interprétée par Kristin Scott Thomas, et le guérisseur par Robert Redford, on devine bien que ces deux-là seront attirés l'un par l'autre. Mais c'est tout l'art d'un metteur en scène que de maintenir l'inattendu au coeur du prévisible. La naissance du sentiment amoureux est filmée avec sensibilité et drôlerie. C'est cette fragilité qui séduit. Cette capacité à saisir au vol des instants apparemment insignifiants mais pourtant intenses. P.M.
