Diffusions passées:
L’Europe des écrivains, La Roumanie de Norman Manea, Gabriela Adamesteanu, Mircea Cartarescu et Florin Lazarescu, diffusion du dimanche 15 avril 2018 à 05h05

Quatre écrivains roumains aux parcours et aux styles variés dessinent un portrait surprenant de leur pays, de l'exilé septuagénaire Norman Manea au représentant de la nouvelle vague littéraire roumaine Florin Lazarescu, en passant par l'écrivaine et journaliste politique Gabriela Adamesteanu et par le célèbre Mircea Cartarescu, pour qui «être Roumain signifie être berger des ruines». Leur oeuvre décrit leur pays, jeune nation qui se cherche encore, dans la douleur : inquiète, déçue par son image à l'étranger, déprimée par son histoire récente, du fascisme au stalinisme, irritée par sa position périphérique en Europe. Critique : Le pari réussi de ce documentaire : revisiter l'histoire d'une jeune nation roumaine qui se cherche encore et toujours en entrelaçant les parcours de quatre écrivains appartenant à trois générations différentes. Né en 1936 en Bucovine, Norman Manea est déporté à l'âge de 5 ans avec sa famille dans un camp de concentration en Ukraine. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'enfant juif se sent comme « un vieillard de 9 ans ». On le retrouve, soixante-dix ans plus tard, exilé à New York d'où il livre une vision des plus justes sur un siècle roumain miné par le fascisme et le rouleau compresseur communiste. Puis, l'ex-journaliste politique Gabriela Adamesteanu (née en 1942) se rappelle ses années étudiantes lors du dégel post-stalinien et la profonde désillusion qui s'en est suivie. C'est enfin au tour des plus jeunes : sous la plume de Mircea Cartarescu, 59 ans, les ruines et les HLM de Bucarest deviennent des décors oniriques d'où resurgissent les démons de l'Histoire. Considéré comme l'un des écrivains les plus prometteurs de la nouvelle vague roumaine, Florin Lazarescu, 41 ans, a, comme son aîné, vécu le soulèvement de 1989 contre Ceausescu comme un show télé. Témoins privilégiés des soubresauts de l'Histoire, ces quatre auteurs ont tous à leur manière vécu dans le mythe de l'Occident. A travers leurs récits, les visites guidées dans Bucarest... se dévoile non pas une littérature d'évasion — comme celle présentée dans le numéro de L'Europe des écrivains consacré à l'Islande — mais une littérature d'évadés. Où tout est question d'émancipation, de fuite, fût-elle mentale. — Yohav Oremiatzki
L’Europe des écrivains, L’Islande de Audur Ava Olafsdóttir, Arni Thórarinsson et Jón Kalman Stefánsson, diffusion du mardi 29 août 2017 à 03h00

Trois écrivains phares islandais font découvrir les multiples facettes de cette île mystérieuse, à la géographie façonnée par les volcans et les plages de sable noir. Arni Thórarinsson, l'un des maîtres du polar, puise son inspiration dans la face cachée de l'île, entre corruption et conflits d'intérêts. Ancré dans une tradition romanesque et poétique, Jón Kalman Stefánsson évoque les fjords âpres et glacés du Nord. Le regard décalé et plein d'humour de Audur Ava Olafsdóttir interroge les liens puissants entre la nature et les Islandais. -- Critique : En Islande, il n'y a pas que Björk ! Les écrivains Audur Ava Olafsdóttir, Arni Thórarinsson et Jón Kalman Stefánsson nous plongent dans les racines de la littérature islandaise. Já !
L’Europe des écrivains, Le Danemark de Jonas T Bengtsson, Jens Christian Grondahl, Josefine Klougart et Jorn Riel, diffusion du lundi 31 juillet 2017 à 03h40

Le Royaume du Danemark est-il véritablement le pays des gens heureux ? Quatre écrivains dressent le portrait d'un territoire complexe qui, derrière les sourires et les bons sentiments, oscille entre conformisme et rébellion. En racontant les bas-fonds de Copenhague, Jonas T Bengtsson lève le voile sur la face obscure du modèle danois. Josefine Klougart invite son lectorat dans les étendues claires du Jutland, un paysage façonné à l'ère glaciaire. Jens Christian Grondhal décrypte les failles de la langue et les liens noués entre la petite et la grande histoire. Jorn Riel, installé en Malaisie, témoigne de la tradition des écrivains-voyageurs. -- Critique : Il y aurait donc bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark selon les écrivains nationaux (dont Jens Christian Grøndahl, Jonas T. Bengtsson), pas du tout convaincus par le fameux modèle scandinave.
