Diffusions passées:

Les hommes du feu, diffusion du lundi 05 novembre 2018 à 10h15

Bénédicte, adjudante-chef, intègre une brigade de sapeurs-pompiers dans le Sud de la France. Elle fait la connaissance de Philippe, 45 ans, qui dirige avec efficacité la caserne. La région est en proie à de nombreux incendies. Philippe demande beaucoup de vigilance. Lors d'une mission délicate, Bénédicte ne voit pas une victime, qui décédera à l'hôpital. Ebranlée, elle est sur le point d'arrêter le métier. Alors qu'elle se pose des questions sur son avenir, Philippe se livre un peu pour la motiver à rester. De leurs côtés, ses collègues sont de plus en plus pris pour cible lors d'interventions dans les banlieues... Critique : | Genre : en immersion. Beaucoup d’enfants ont, un jour, rêvé de devenir pompier. Pour combattre le feu, sauver les gens, conduire un gros camion. Puis ils sont devenus adultes et ont appris à avoir peur de la mort et des malheurs qui rôdent autour de ce métier qui n’en est pas tout à fait un — la plupart des pompiers sont volontaires et ont une autre activité. Pierre Jolivet, lui, est devenu cinéaste, à tendance sociale, mais il concrétise aujourd’hui ce rêve de gosse dans une fiction ultra réaliste, en immersion dans une caserne de l’Aude. La caméra à l’épaule s’impose donc comme une évidence dans ce film en forme de chronique, qui délaisse volontairement suspense et rebondissements. Les interventions se succèdent et suffisent à faire monter la tension : désincarcérer un accidenté de la route, décrocher une pendue en robe de mariée, secourir une victime de violence conjugale, éteindre un incendie criminel, accoucher une femme dans le camion sur la route de l’hôpital… Pas question pour Jolivet de faire de ces héros des surhommes. Leurs vies de couple et de famille se disloquent, lentement mais sûrement. Le capitaine Philippe (Roschdy Zem, toujours impeccable) est divorcé. Le lieutenant Bénédicte (Emilie Dequenne, parfaite), en passe de l’être. Seule femme dans un monde d’hommes volontiers machistes, elle tient à la stricte parité des efforts et du danger. Ce qui ne va pas de soi chez certains collègues habitués à jouir de leur virilité et du prestige de leur uniforme auprès de toutes les femmes. Or l’uniforme n’a jamais fait de celui qui le porte un pompier, comme le montre cette scène, comique, où les authentiques soldats du feu détroussent des usurpateurs de pantalons et de calendriers. Même en caleçon, un vrai pompier force le respect. Parce qu’il a déjà tenu dans ses bras le corps sans vie d’une fillette de 5 ans.

Les hommes du feu, diffusion du mercredi 24 octobre 2018 à 01h35

Les hommes du feu, diffusion du mardi 10 juillet 2018 à 23h45

Les hommes du feu, diffusion du vendredi 22 juin 2018 à 08h35

Les hommes du feu, diffusion du mardi 12 juin 2018 à 15h25

Les hommes du feu, diffusion du samedi 09 juin 2018 à 07h40

Les hommes du feu, diffusion du mardi 05 juin 2018 à 10h30

Les hommes du feu, diffusion du dimanche 03 juin 2018 à 22h20

Les hommes du feu, diffusion du vendredi 01 juin 2018 à 16h25

Les hommes du feu, diffusion du mardi 29 mai 2018 à 21h00

Bénédicte, adjudante-chef, intègre une brigade de sapeurs-pompiers dans le Sud de la France. Elle fait la connaissance de Philippe, 45 ans, qui dirige avec efficacité la caserne. La région est en proie à de nombreux incendies. Philippe demande beaucoup de vigilance. Lors d'une mission délicate, Bénédicte ne voit pas une victime, qui décédera à l'hôpital. Ebranlée, elle est sur le point d'arrêter le métier. Alors qu'elle se pose des questions sur son avenir, Philippe se livre un peu pour la motiver à rester. De leurs côtés, ses collègues sont de plus en plus pris pour cible lors d'interventions dans les banlieues... Critique : Beaucoup d'enfants ont, un jour, rêvé de devenir pompier. Pour combattre le feu, sauver les gens, conduire un gros camion. Puis ils sont devenus adultes et ont appris à avoir peur de la mort et des malheurs qui rôdent autour de ce métier qui n'en est pas tout à fait un — la plupart des pompiers sont volontaires et ont une autre activité. Pierre Jolivet, lui, est devenu cinéaste, à tendance sociale, mais il concrétise aujourd'hui ce rêve de gosse dans une fiction ultra réaliste, en immersion dans une caserne de l'Aude. A la façon dont Bertrand Tavernier avait, dans L.627, collé aux basques de la bridage des stups de Paris. La caméra à l'épaule s'impose donc comme une évidence dans ce film en forme de chronique, qui délaisse volontairement suspense et rebondissements. Les interventions se succèdent et suffisent à faire monter la tension : désincarcérer un accidenté de la route, décrocher une pendue en robe de mariée, sauver une victime de la violence conjugale, éteindre un incendie criminel, accoucher une femme dans le camion sur la route de l'hôpital... Pas question pour Jolivet de faire de ces héros des surhommes. Leurs vies de couple et de famille se disloquent, lentement mais sûrement. Le capitaine Philippe (Roschdy Zem, toujours impeccable) est divorcé. Le lieutenant Bénédicte (Emilie Dequenne, parfaite elle aussi), en passe de l'être. Seule femme dans un monde d'hommes volontiers machistes, elle tient à la stricte parité des efforts et du danger. Ce qui ne va pas de soi chez certains collègues habitués à jouir de leur virilité et du prestige de leur uniforme auprès de toutes les femmes. Or l'uniforme n'a jamais fait de celui qui le porte un pompier, comme le montre cette scène, comique, où les authentiques soldats du feu détroussent des usurpateurs de pantalons et de calendriers. Même en caleçon, un vrai pompier force le respect. Parce qu'il a déjà tenu dans ses bras le corps sans vie d'une fillette de 5 ans. — Jérémie Couston