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Le cactus, diffusion du lundi 18 mars 2019 à 22h30

Hypocondriaque notoire, Sami s'attribue, en écoutant à la porte de son médecin, le terrible diagnostic qui concerne le cactus du praticien. Persuadé d'être condamné à mourir avant trois mois, il annonce la nouvelle à son meilleur ami, Patrick. Celui-ci l'invite à rester dans l'appartement qu'il partage avec sa compagne Justine pour ne pas le laisser seul. Mais Sami est très difficile à vivre, et Patrick commence à ne plus le supporter. La situation se détériore mais c'est Justine qui en fait les frais. Finalement, Sami prend la route de l'Inde, à la recherche d'un ultime remède capable de le sauver. Patrick, qui se sent responsable de la maladie de son ami, décide de l'accompagner... Critique : Film de Gérard Bitton et Michel Munz (France, 2005). Scénario : Gérard Bitton et Michel Munz. 90 mn. Inédit. Avec Clovis Cornillac : Patrick. Pascal Elbé : Sami. Alice Taglioni : Justine. Pierre Richard : Christian. genre : comique piquant. Scénaristes de La Vérité si je mens, Michel Munz et Gérard Bitton déploient de louables efforts pour installer les personnages de leur deuxième réalisation au coeur d'une efficace machinerie comique. Il y a, d'une part, un double quiproquo médical : Sami (Pascal Elbé), hypocondriaque notoire, se croit atteint d'une maladie incurable, dont son meilleur ami, Patrick (Clovis Cornillac), s'imagine partiellement responsable. Simultanément se déploie un triangle amoureux : la blonde Justine (Alice Taglioni) découvre que, dans certaines situations, le même Patrick, son compagnon, est un peu bas de plafond. Dès lors, pourquoi ne pas consoler Sami ? Entremêler ces arguments prend un peu de temps, et le film ne décol-le réellement qu'à partir du moment où les deux compères filent en Inde, sans la blonde, mais en quête d'un gourou guérisseur. Le rapport comique s'inverse : ce n'est plus le vrai-faux malade qui déclenche le rire, mais son ami beauf et râleur, selon une formule éprouvée depuis La Grande Vadrouille... Croquignolet périple ferroviaire (avec gag verbal réjouissant dû à l'ingestion d'un samoussa trop épicé), puis rencontre savoureuse avec Pierre Richard en vieux baba à string et barbiche. Comme à son habitude, Clovis Cornillac vole le show, notamment par sa confrontation avec la faune locale : un singe téléphoneur, des moustiques hargneux. De bonnes situations pour de bons comédiens, un rire humble et jamais agressif, ce Cactus qui a étrangement dépéri en salles va fleurir au gré des diffusions télé, comme aujourd'hui. Aurélien Ferenczi
