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Astérix aux Jeux olympiques, diffusion du jeudi 10 mai 2018 à 21h00

Le Gaulois futé part en Grèce pour participer aux jeux Olympiques. Les mimiques et les élucubrations de Benoît Poelvoorde mises à part, il n'y a pas grand-chose à sauver dans cette superproduction qui ne manque pourtant de rien. Critique : | Genre : gauloiserie bêtasse. Le casting est si pharaonique qu'on préfère pointer les absents (tiens, il n'y a pas Jean Dujardin...). Ce spectacle est moins désopilant que le deuxième opus, signé Alain Chabat, le meilleur de la série. Avec l'appui d'Albert Uderzo, Langmann a voulu revenir à une adaptation plus fidèle. Fini, donc, le délire et les digressions de Jamel Debbouze. L'action est resserrée dans un stade olympique plutôt moche. Il devrait y avoir du sport, mais le rythme est plan-plan. Conforme à sa marionnette des Guignols, incapable donc de caricaturer ce qui l'est déjà, Alain Delon, alias César, n'est jamais drôle. Clovis Cornillac (Astérix) et Gérard Depardieu (Obélix) sont relégués au second plan. Reste l'incontrôlable Benoît Poelvoorde, qui, en Brutus, parvient à faire rire, moins grâce à ses répliques qu'à ses mimiques dignes de Tex Avery. Le film puise dans un patrimoine bien français (une chanson de Johnny...) ou convoque des sportifs (Zidane, Tony Parker...) encore plus bankables que les acteurs. On dirait un Noël de parvenus. — Jacmorix
