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Le rôle de la moto au cinéma

Arrête-moi si tu peux, diffusion du lundi 08 octobre 2018 à 21h00

Incroyablement rocambolesque, mais vrai ! Tom Hanks traque Leonardo DiCaprio délicieux en escroc de génie. Spielberg donne encore une leçon de virtuosité. Un régal ! Critique : | Genre : incorrigible rêveur. Dans les années 1960, Frank Abagnale amassa des millions de dollars en se faisant passer pour pilote de ligne, médecin ou avocat. Cette escroquerie, qui tient plutôt des quatre cents coups, l’occupa de 16 à 21 ans, ce que peut durer une enfance qui joue les prolongations. Spielberg, l’illusionniste hanté par le désir de fuir le monde des adultes, s’est pris d’affection pour ce jeune homme qui jouait sa vie. Il met en scène son histoire comme un tour de passe-passe, la rend troublante aussi. Car dans sa fuite en avant, Frank Abagnale ne fait que revenir en arrière, pour ne pas grandir. Un voile de mélancolie finit par recouvrir le monde coloré des sixties, et la course à l’échalote que décrit le titre devient quête du père, de la mère, d’une affection qui a toujours manqué. Avec l’appui d’acteurs de premier ordre, cette comédie se fait profonde rêverie autour de l’enfance et de ses sortilèges.

Le rôle de la moto au cinéma

Arrête-moi si tu peux, diffusion du lundi 05 mars 2018 à 21h00

Incroyablement rocambolesque, mais vrai ! Tom Hanks traque Leonardo DiCaprio délicieux en escroc de génie. Spielberg donne encore une leçon de virtuosité. Un régal ! Critique : Film de Steven Spielberg (Catch me if you can, USA, 2002). Scénario : Jeff Nathanson. 135 mn. VF. Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hanks, Nathalie Baye, Christopher Walken. Le genre : incorrigible rêveur. Dans les années 60, un certain Frank Abagnale est devenu l'as de la mystification : en se faisant passer pour un pilote de ligne, un médecin ou encore un avocat, il ramassa des millions de dollars. Ça l'occupa de 16 à 21 ans, ce que peut durer une enfance qui joue les prolongations. Car cette escroquerie tient plutôt des quatre cents coups. Déguisements, farces qui rapportent et toutes sortes d'attrape-nigauds : la brillante carrière de Frank Abagnale est un jeu. Mais elle se joue sur un fond de mélancolie particulièrement émouvante : dès la première scène, on sait que les miracles n'existent pas. Les gendarmes arrêtent toujours les voleurs. C'est ce que la vie vous apprend. C'est ce que Frank Abagnale refuse d'accepter. Spielberg, l'illusionniste hanté par le désir de fuir le monde des adultes, s'est évidemment pris d'affection pour ce personnage. Il a fait de son aventure une comédie pleine de brio, facile et séduisante, comme un tour de passe-passe. Troublante aussi, puisqu'on oublie très vite les dollars. L'essentiel, ici, est immatériel : Frank Abagnale ne court pas comme un voleur, il court pour ne jamais arriver nulle part, pour ne surtout pas faire un pas en avant, pour ne pas grandir. Avec la complicité d'acteurs qui, eux aussi, font des merveilles dans un registre léger mais subtilement grave, Spielberg signe, mine de rien, un de ses films les plus personnels. Une profonde rêverie autour de l'enfance et de ses sortilèges. Frédéric Strauss