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Apocalypse Verdun, diffusion du lundi 12 novembre 2018 à 02h50

Sur un commentaire dit par Mathieu Kassovitz. Février 1916. La Première Guerre mondiale dure depuis deux ans et elle a déjà fait plus de trois millions de morts. Pourtant, aucun des belligérants ne parvient à prendre l'ascendant sur l'autre. Les chefs d'états-majors britanniques et français veulent mettre fin à la guerre grâce à une offensive prévue pour l'été, dans la Somme. Mais les Allemands les surprennent en déclenchant le 21 février un orage d'acier sur 20 kilomètres de front, à Verdun. A partir d'un fonds de plus de 500 heures d'archives restaurées et mises en couleurs, «Apocalypse Verdun» propose une plongée au coeur de de l'une des plus grandes batailles de tous les temps. Critique : Il y a très exactement un siècle, au petit matin du 21 février 1916, l'armée allemande tirait ses premiers obus sur Verdun. L'opération Gericht était lancée, qui allait durer dix mois, faire plus de 700 000 victimes de part et d'autre du front et marquer, avec son déchaînement sans précédent d'acier et de feu, le basculement du premier conflit mondial dans sa phase industrielle. A cette « guerre toute entière contenue dans la guerre », selon la formule de Paul Valéry, Isabelle Clarke et Daniel Costelle ont choisi, comme à leur habitude, de consacrer une histoire à hauteur d'homme, dominée par une logique immersive qu'assure le traditionnel entrelacs de films d'archives -- colorisés, cela va sans dire -- avec des bribes de correspondances et de journaux intimes voués à refléter le quotidien des Poilus, des médecins militaires ou des citoyens restés à l'arrière. Pris en charge par le commentaire à l'appui de cartes, les grands faits politico-militaires de la bataille -- le bras de fer stratégique opposant Pétain à Joffre, l'organisation de la relève côté français, la reprise successive des forts de Douaumont et Vaux... -- sont correctement abordés, quoique relégués au second plan, délibérément éclipsés au profit d'anecdotes parfois insignifiantes. Si l'ensemble n'est pas indigent, il pâtit de son souci permanent de tout sur-signifier, qui s'illustre notamment dans le bruitage des archives. En témoignent ces images d'opérateurs de l'armée française filmant des cadavres de soldats allemands : était-il vraiment nécessaire d'y apposer le bourdonnement des mouches ? -- Emilie Gavoille Dans le cadre d'une soirée spéciale Verdun. Suivi, à 22h25, d'Apocalypse Verdun : l'édition spéciale, débat animé par Marie Drucker avec, entre autres, les historiens Elise Julien et Antoine Prost. A 0h00, deux courts métrages A ses enfants, la patrie reconnaissante et Lettres de femmes ; et à 0h40, la rediffusion du documentaire en cinq parties (jusqu'à 5h), Apocalypse : la Première Guerre Mondiale.
