Diffusions passées:

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du vendredi 09 novembre 2018 à 13h35

En mission de colonisation, l'équipage d'un vaisseau spatial atterrit sur une planète inexplorée et peuplée d'aliens... Suite ludique et mélancolique du trop contemplatif Prometheus. Une réussite sur tous les plans. Critique : | Genre : origines du monstre. Ridley Scott s’accroche à sa créature mythique, refusant un destin à la George Lucas, écarté de la saga Star Wars par Disney. Le père d’Alien reprend donc la main en remontant aux origines du monstre et fait ainsi le lien avec son film de 1979. L’action de Covenant se déroule une dizaine d’années après celle de Prometheus (sorti en 2012) : on se rapproche chronologiquement du premier Alien. Mais il n’est pas utile de connaître les épisodes précédents sur le bout des doigts pour apprécier le tour de train fantôme. A la différence de Prometheus, très contemplatif, ce nouvel avatar se veut ludique, sans perdre en noirceur. En route vers une planète à coloniser, l’équipe du vaisseau Covenant, emmenée par le capitaine Branson et son second Christopher Oram, fait une escale sur une autre planète, qui se révèle infestée d’embryons en attente de chair humaine… Le film est dominé par le personnage de David (Michael Fassbender, parfait), humanoïde mélancolique et seul survivant de la mission Prometheus. Perdu dans la jungle, tel le colonel Kurtz d’Apocalypse now, il veille sur ses aliens en citant lord Byron. Confronté à un équipage d’humains moins sensibles que lui à la beauté bizarre des « xénomorphes » — créatures issues de l’imagination de l’artiste suisse Hans Ruedi Giger —, David collectionne les aliens à tous les stades de leur mutation dans un cabinet de curiosités presque anachronique pour un film de science-fiction aussi technologique…

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du samedi 02 juin 2018 à 16h45

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du lundi 21 mai 2018 à 13h35

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du dimanche 20 mai 2018 à 09h40

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du vendredi 18 mai 2018 à 23h35

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du lundi 14 mai 2018 à 15h35

Le rôle de la moto au cinéma

Alien : Covenant, diffusion du vendredi 11 mai 2018 à 21h00

En mission de colonisation, l'équipage d'un vaisseau spatial atterrit sur une planète inexplorée et peuplée d'aliens... Suite ludique et mélancolique du trop contemplatif Prometheus. Une réussite sur tous les plans. Critique : A 79 ans, Ridley Scott s'accroche à sa créature ­my-­ thique, refusant un destin à la George Lucas, écarté de la ­saga Star Wars par Disney. Le père d'Alien s'est donc lancé dans une double ­trilogie pour remonter aux origines du monstre et faire ainsi le lien avec son film de 1979. L'action de Covenant se déroule une dizaine d'années après celle de Prometheus (2012) : on se rapproche chronologiquement du premier Alien. Mais il n'est pas utile de connaître les épisodes précédents sur le bout des doigts pour ­apprécier le tour de train fantôme. A la différence de Prometheus, très contemplatif et un brin confus dans sa narration, ce nouvel avatar se veut ludique, sans perdre en noirceur. En route vers une planète à coloniser, le vaisseau spatial Covenant fait une escale sur une autre planète, qui se révèle vite infestée d'embryons en attente de chair humaine. Le film est dominé par le personnage de David, humanoïde mélancolique et seul survivant de la mission Prometheus. Perdu dans la jungle tel le colonel Kurtz d'Apocalypse now, il veille sur ses aliens en citant Lord Byron. Confronté à un équipage d'humains moins sensibles que lui à la beauté bizarre des « xénomorphes » — créatures issues de l'imagination de l'artiste suisse Hans Ruedi Giger —, David collectionne les aliens à tous les stades de leurs mutations dans un cabinet de curiosités presque anachronique pour un film de science-fiction aussi technologique. Au milieu des multiples et toujours terrifiantes explosions de thorax, ­David donne à Walter, l'humanoïde de la mission Covenant, plus perfectionné donc moins émotif (Michael Fassbender, parfait dans ce double rôle), une leçon de pipeau, dont ­l'homoérotisme rappelle la scène de ­retrouvailles entre Ben-Hur et Messala. Jolie parenthèse de douceur narcissique dans un monde et un film dominés par la violence et par le spectre de l'extinction. — Jérémie Couston