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Le rôle de la moto au cinéma

Un pas après l’autre, diffusion du mardi 26 juin 2018 à 22h25

Que signifie être français en 2016 ? Est-ce que ça a le même sens pour un Breton que pour un petits-fils de Malien, pour un musulman, un catholique ou un athée ? A Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, Albéric de Serrant dirige le Cours Alexandre-Dumas, une école privée laïque du CP à la 3e, guidé par un rêve : offrir à des enfants de toutes les cultures une identité française au goût de liberté. Les locaux se trouvent dans des bâtiments préfabriqués. Siham, Jalal, ou encore Fatima sont les élèves d'Anne, Augustin, Pierre-François, qui leur enseignent le français, les mathématiques, l'histoire, mais aussi comment se vouvoyer, se taquiner, s'apprivoiser. Critique : Apprendre à devenir de « bons Français ». Voilà ce que propose Albéric de Serrant aux enfants de Montfermeil, en région parisienne. En 2012, cet enseignant atypique et catholique fervent a fondé le cours Alexandre-Dumas, une école hors contrat qui accueille cent vingt-cinq élèves, du CP à la troisième. Ici, l'unifor­me est obligatoire et le vouvoiement de rigueur. Tout comme le salut au drapeau hebdomadaire. Un pas après l'autre nous promène dans l'enceinte de l'établissement, à la rencontre du directeur, des professeurs et des élèves, dont la majorité sont issus de familles musulmanes. Jallal, Siham, Wassim et les autres, tous nés en France, ont parfois du mal à se considérer comme français, partagés entre leur nationalité et les origines marocaines ou algériennes de leurs parents. Albéric de Serrant veut leur « offrir une identité française » et considère que l'école publique a échoué à former à la citoyenneté. « Vous irez dans le public après, si vous voulez. Ici, on n'est pas dans le coin de rue de la racaille », l'entend-on sermonner une élève un peu dissipée. Sa méthode emprunte autant à la morale chrétienne qu'au scoutisme. Il encourage la mixité et prône l'égalité. Pourtant, dans cette école, lors d'activités manuelles, ce sont majoritairement les garçons qui utilisent les outils, pendant que les filles apprennent à faire la vaisselle. Une approche archaïque et dérangeante de la société, avec laquelle le documentaire ne semble pas prendre la distance nécessaire. Ce qui peut susciter un certain malaise. — Raoul Mbog

Le rôle de la moto au cinéma

Un pas après l’autre, diffusion du mercredi 07 février 2018 à 00h15

Que signifie être français en 2016 ? Est-ce que ça a le même sens pour un Breton que pour un petits-fils de Malien, pour un musulman, un catholique ou un athée ? A Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, Albéric de Serrant dirige le Cours Alexandre-Dumas, une école privée laïque du CP à la 3e, guidé par un rêve : offrir à des enfants de toutes les cultures une identité française au goût de liberté. Les locaux se trouvent dans des bâtiments préfabriqués. Siham, Jalal, ou encore Fatima sont les élèves d'Anne, Augustin, Pierre-François, qui leur enseignent le français, les mathématiques, l'histoire, mais aussi comment se vouvoyer, se taquiner, s'apprivoiser. Critique : Dans une école de la banlieue parisienne, un enseignant se propose d'amener de jeunes Français à devenir de « bons Français ». Sa méthode : un zeste de scoutisme et de morale chrétienne. Un projet déroutant, évoqué sans le recul nécessaire.