Diffusions passées:
True Grit, diffusion du dimanche 17 mars 2019 à 21h00

Une ado et un marshal borgne et alcoolique à la poursuite d'un criminel... Les frères Coen – et Jeff Bridges, génial – offrent un conte savoureux du vieil Ouest, aux échappées oniriques. Du très grand art. Critique : Tiré d’un roman de Charles Portis, déjà porté à l’écran par Henry Hathaway (sous le titre 100 Dollars pour un shérif, en 1969), True Grit plonge aux sources du western classique, mais en lui filant un sacré coup de jeune : ainsi, le décor cent fois vu de la petite ville est ressuscité non par l’ultra-maniérisme du western spaghetti, mais plutôt comme on restaure un tableau, en lui redonnant ses couleurs d’origine. Mise en scène au cordeau — le hasard est l’ennemi des Coen — pour raconter l’épopée d’une ado, 14 ans, entêtement d’adulte et nattes venues de l’enfance, bien décidée à venger la mort de son père. Pour retrouver le criminel, échappé en territoire indien, elle s’associe à un marshal, justicier à gages borgne et imbibé (Jeff Bridges, impeccable). De film en film, les frères Coen explorent les mille et un recoins, particularismes et légendes de leur pays. Presque des cinéastes folk. La minutie de la reconstitution et l’ironie qu’ils portent ici sur le petit monde ainsi recréé sont réjouissantes. A mi-parcours, l’aventure bascule dans l’univers du conte. Il y aura des embuscades et des coups de revolver, un ours sur un cheval et aussi un puits apparemment sans fond, dans lequel notre héroïne, mi-Alice (de Lewis Carroll), mi-Dorothy (du Magicien d’Oz), tombera. Un beau voyage initiatique.
True Grit, diffusion du dimanche 13 janvier 2019 à 23h05

Une ado et un marshal borgne et alcoolique à la poursuite d'un criminel... Les frères Coen – et Jeff Bridges, génial – offrent un conte savoureux du vieil Ouest, aux échappées oniriques. Du très grand art. Critique : | Genre : Néowestern classique. Tiré d’un roman de Charles Portis, déjà porté à l’écran par Henry Hathaway (100 Dollars pour un shérif, 1969), True Grit plonge aux sources du western classique en lui donnant un coup de jeune : le décor, cent fois vu, de la petite ville est ressuscité non par le maniérisme du western spaghetti, mais plutôt comme on restaure un tableau, en lui redonnant ses couleurs d’origine. Une mise en scène au cordeau suit l’épopée d’une adolescente de 14 ans, bien décidée à venger la mort de son père. Pour retrouver le criminel, elle s’associe à un marshal borgne et imbibé. La minutie de la reconstitution et l’ironie sont réjouissantes. A mi-parcours, l’aventure bascule dans l’univers du conte. Il y aura des embuscades et des coups de revolver, un ours sur un cheval et aussi un puits apparemment sans fond, dans lequel notre héroïne, mi-Alice (de Lewis Carroll), mi-Dorothy (du Magicien d’Oz), tombera. Un beau voyage initiatique.
True Grit, diffusion du dimanche 04 février 2018 à 21h00

Une ado et un marshal borgne et alcoolique à la poursuite d'un criminel... Les frères Coen – et Jeff Bridges, génial – offrent un conte savoureux du vieil Ouest, aux échappées oniriques. Du très grand art. Critique : | Genre : Néo-western classique. Tiré d'un roman de Charles Portis (1) , déjà porté à l'écran par Henry Hathaway (sous le titre 100 Dollars pour un shérif, en 1969), True Grit plonge aux sources du western classique mais en lui filant un sacré coup de jeune : ainsi, le décor cent fois vu de la petite ville (ici, Fort Smith, Arkansas) est ressuscité non par l'ultramaniérisme du western spaghetti, mais plutôt comme on restaure un tableau, en lui redonnant ses couleurs d'origine. Mise en scène au cordeau - le hasard est l'ennemi des Coen - pour raconter l'épopée d'une ado, 14 ans, entêtement d'adulte et nattes venues de l'enfance, bien décidée à venger la mort de son père. Pour retrouver le criminel, échappé en territoire indien, elle s'associe à un marshal fédéral, un justicier à gages borgne et imbibé (Jeff Bridges, impec). De film en film, les frères Coen explorent les mille et un recoins, particularismes, légendes de leur pays. Presque des cinéastes « folk ». La minutie de la reconstitution et l'ironie qu'ils portent ici sur le petit monde ainsi recréé sont réjouissantes. A mi-parcours, le film bascule dans l'univers du conte. Il y aura des embuscades et des coups de revolver, un ours sur un cheval et aussi un puits apparemment sans fond, dans lequel notre héroïne, mi-Alice (de Lewis Carroll), mi-Dorothy (du Magicien d'Oz) tombera. Quel beau voyage initiatique ! (1) Ed. du Serpent à plumes.
