Diffusions passées:

Le rôle de la moto au cinéma

Inside Man, l’homme de l’intérieur, diffusion du dimanche 20 janvier 2019 à 23h00

Un film de braquage signé Spike Lee, oui, mais tout en trompe l'œil. Quelques flottements, mais une Jodie Foster haut de gamme en médiatrice jet-set ultra-cynique. Critique : Dans le besoin urgent de « se refaire » après un bide, Spike Lee signait là son premier film d’action, récit d’une prise d’otages dans une banque de Wall Street. Le scénario s’inspire d’Un après-midi de chien, de Sidney Lumet, sans en atteindre ni la tension ni l’épaisseur. Pourtant, ce n’est pas non plus un pur exercice de style. Spike Lee parle de l’Amérique post-11 Septembre et se concentre sur le paradoxe d’un scénario où le braquage n’en est pas tout à fait un — le film abonde en simulacres inattendus, c’est sa dimension la plus captivante. Côté acteurs, le meilleur tient à une sous-intrigue, une histoire de secret honteux qui voit intervenir Jodie Foster en médiatrice privée, spécialisée dans la jet-set. A la fois radieuse et réfrigérante, elle donne une classe maximale au cynisme le plus écœurant. Comme escompté, Inside Man fut un triomphe. Et reste le plus grand succès de la carrière de Spike Lee.

Le rôle de la moto au cinéma

Inside Man, l’homme de l’intérieur, diffusion du dimanche 06 janvier 2019 à 21h00

Un film de braquage signé Spike Lee, oui, mais tout en trompe l'œil. Quelques flottements, mais une Jodie Foster haut de gamme en médiatrice jet-set ultra-cynique. Critique : Film de Spike Lee (Inside Man, USA, 2006). Scénario : Russell Gewirtz. 130 mn. VF. Avec Denzel Washington, Clive Owen, Jodie Foster. Genre : braquage. Dans le besoin urgent de se « refaire » après un bide (She hate me), Spike Lee signait là son premier film de braquage : une prise d'otages dans une banque de Wall Street sous la direction du beau brun Clive Owen - masqué la plupart du temps, hélas. Le réalisateur cite comme référence Un après-midi de chien, de Sidney Lumet, mais n'en atteint ni la tension ni l'épaisseur. Pourtant, ce n'est pas non plus un exercice de style fun à la Ocean's Eleven. Spike Lee s'approprie la commande, parle de l'Amérique post-11-Septembre, joue sur cette paranoïa particulière qui soupçonne désormais l'ennemi de nicher à l'intérieur du système. Et s'attache au paradoxe d'un scénario où le braquage n'est pas tout à fait un braquage - cela aurait sans doute amusé Jean Baudrillard, le docteur ès simulacres... Côté casting, le meilleur tient à une sous-intrigue, une histoire de secret honteux qui voit intervenir ­Jodie Foster en médiatrice privée spécialisée dans la jet-set. Elle donne une classe maximale au cynisme le plus écoeurant, à la fois radieuse et réfrigérante. Comme escompté, Inside Man fut un succès, de loin le plus important de la carrière de Spike Lee.